Grande Traversée des Alpes Sud-Nord 2017

dimanche 17 septembre 2017
par  Patrick
popularité : 4%

Dimanche 10 septembre 2017

A 4h30, nos trois compères quittaient Tours pour rejoindre Menton qui était atteint vers 16h00. Il fallait un peu plus de temps pour trouver le camping, ce qui fut fait après un jeu de pistes assez curieux qui aura duré 45 minutes. Bref. le camping-car était installé et le beau temps était de la partie avec une végétation méditerranéene inconnue en Touraine.
Ensuite chacun s’est préparé pour cette semaine et le premier repas de pâtes est prévu pour 20h00. Demain, c’est la première étape Menton/Saint-Sauveur-de-Tinée avec une centaine de kilomètres et 3 000 mètres de dénivelé dûs aux Cols du Castillon de Turini et Saint-Martin.

Lundi 11 septembre 2017

Première étape : Menton-Valdeblore : 89 kilomètres - 5h38mn - 15,400 - dénivelé 2 900 mètres.
Cette première étape était placée sous le signe du soleil et de la Grande Bleue qui est disparue en haut du col de Castillon . Le départ commençait par une descente vers le centre-ville de Menton. La photo officielle prise sous les yeux d’un adhérent de Saint-Paterne et mari d’une Membrollaise, nos deux randonneurs s’élançaient pour attaquer aussitôt le col de Castillon qui pointe à 700 mètres. Une légère descente et le col de Turini se présentait. C’est un col magnifique à la montée superbe à la descente magnifique. Un petit encas au haut du col.
En bas du col, un long faux-plat montant emmenait vers Saint-Martin-de-Vésubie, véritable point de départ de la montée du col de Saint-Martin  ; montée effectuée mi-soleil mi-ombre avec une température variant entre 25 et 30 degrés. En haut, une dame habitant le Var et amie du dessinateur Piem qui habite à Notre-Dame-dOé a reconnu les cyclos grâce à leurs maillots et leur a parlé de La Membrolle. Une bonne bière.....Les quelques kilomètres de la descente qui amenait au camping ont été vite avalés, tout comme la bière.
Notre coach a, lui, rejoint le camping par une autre route pressentie plus facile, ce qui lui a valu néanmoins une conduite pendant trois heures dûe aux difficultés du parcours. Tout était prêt à l’arrivée comme d’habitude.

Trois nouveaux métiers ont été créés à l’occasion de ce GTA qui débute ; laveur de raisins, verseur de pinard et égoutteur de nouilles. Ce soir, pâtes........................

Mardi 12 septembre 2017

Deuxième étape : Valdeblore-Barcelonnette : 122 kilomètres - 7h16mn - 16,900 - dénivelé 2 955 mètres. Cumul 211 kilomètres - dénivelé 5 855 mètres.

Lever aux aurores. Petit déjeuner substantiel et puis départ : température 7 degrés. Comme nos aventuriers étaient logés dans la partie haute du col, ils sont partis en descente..... et oui.... Pour l’un cela allait bien mais pour l’autre (PG) son guidonnage XXL réduisait sa vitesse à XS. Bref, à Saint-Sauveur-sur-Tinée, la première montée de la journée commençait dans les lacets du col de la Couillole qui est un beau col également. Evidemment, photos, sms et coupe-vent obligatoire ainsi que gants longs. Petite remontée vers le col de Sainte-Anne puis le col de Valberg (tartes aux myrtilles et aux amandes pour le guidonneur) puis descente confortable vers Guillaumes.
A la pancarte "Barcelonnette 62 kilomètres", prise de conscience de ce qu’il restait à faire d’autant que le vent était défavorable. Un très long faux-plat mettait les cyclos dans l’ambiance d’une grimpée du col de la Cayolle qui allait durer, durer, durer..... Ils sont quand même arrivés en haut, re-photos, sms et coupe-vent obligatoire ainsi que gants longs. Une très belle descente dans des décors dantesques et géologiquement tellement différente de ce dont ils avaient pu profiter jusqu’alors. Il fallait quand même pédaler tellement le vent restait fort contrariant. Et puis l’arrivée à Barcelonnette où Saint-Dominique, le Saint-Martin de l’Ubaye..... attendait ses ouailles. Ce soir, pâtes.... et sot-l’y-laisse confits.
Dominique a, de son côté, a pris l’option de grimper plus haut, 2 800 mètres, au col de la Bonette. Il est tellement dans son élément que sont les nuages et les 130 chevaux du camping-car. Une fois de plus, tout était prêt à l’arrivée des "Pédaleux du mardi"....
A demain pour de nouvelles aventures, peut-être.

Mercredi 13 septembre 2017

Troisième étape : Barcelonnette-Briançon : 104 kilomètres - 6h12mn - 16,800 - dénivelé 2 436 mètres. Cumul 315 kilomètres - dénivelé 8 291 mètres.

C’est par une température juste supérieure à zéro que le trinôme s’est levé et que l’équipe s’est mise en marche pour préparer l’étape du jour qui ralliait Briançon par les deux cols incontournables que sont le col de Vars et le col d’Izoard . Le long faux-plat qui emmène au pied du col était entrepris avec un vent plutôt favorable. Les degrés augmentaient régulièrement. A Saint-Paul-sur-Ubaye, nos deux cyclos entamaient l’ascension véritable avec prise de quelques photos souvenir. Une fois en haut, il fallait bien redescendre ( eh oui ! ). Arrêt souvenir à Vars-les-Claux mais centre BDF fermé. La belle route favorisait une descente appréciée mais frisquette (coupe-vent et gants longs de rigueur). A Guillestre, tampon sur la carte de route, sandwich et rencontre avec un couple d’Australiens que les cyclos rencontreront à nouveau dans le col.
Sous le soleil, une nouvelle longue montée d’approche qui emprunte la vallée quelque peu angoissante du Guil et regroupement au pied du Col d’Izoard. Ascension par une chaleur agréable au niveau 3/4-estival 1/4-automnal ( Brunissard sous le soleil aïe aïe aïe ! ). Dans la montée et au sommet, nouvelle rencontre avec les Australiens et aussi d’autres cyclos étrangers dont des Canadiens. Nouvelle belle descente avec quand-même quelques portions au faux-plat montant. Le vent contraire était revenu à la charge. Briançon était bientôt en vue et le camping trouvé facilement. Et qui attendait ? Dominique et le camping-car.
Celui-ci (pas le camping-car, Dominique...... tout compte fait les deux ah ah) a contourné le lac de Serre-Ponçon et est arrivé à Briançon facilement sur l’heure de midi pour l’apéro solitaire ( comme le "verre", ah ah ! ). Ce soir pâtes, fonds d’artichauts et cubes de dinde Tandoori façon Dominique.

Jeudi 14 septembre 2017

Quatrième étape : Briançon-Valloire : 41 kilomètres - 3h00mn - 13,700 - dénivelé 1 578 mètres. Cumul 356 kilomètres - dénivelé 9 869 mètres.

Aujourd’hui, révision des départements. Après être partis du département des Alpes-Maritimes (06) et avoir traversé celui des Alpes de Haute-Provence (04) puis celui des Hautes-Alpes (05), nos deux cyclos sont entrés en Savoie (73) par le Col du Galibier.
Au départ ce matin, la température était douce. L’étape avait été raccourcie vu les prévisions météo peu encourageantes. Après avoir traversé les faubourgs de Briançon, ils ont emprunté la départementale 1091 qui rejoint le col du Lautaret après 27 kilomètres de montée régulière.
Arrivés en haut du col, première route à droite pour couvrir les huit derniers kilomètres qui les emmenaient au point culminant de leur traversée, le col du Galibier (2 642 mètres). Très vite, la haute montagne reprenait ses droits (Berger, patou, chien, vaches, moutons) et surtout un vent tempétueux (rafales violentes tourbillonnantes à 80 km/h) qui obligeait à mettre pied à terre. Il convient également de dire que le vent était quelquefois si violent et portant que la vitesse atteinte sur quelques dizaines de mètres n’avait presque rien à envier à celle des coureurs du Tour de France. Au monument du souvenir Henri Desgranges, à cent mètres sous le col, concertation pour continuer ou non l’ascension.... Ils ont continué.... et atteint le sommet sous des rafales toujours plus violentes les unes que les autres. Ils ont commencé la descente à une vitesse à laquelle d’ordinaire ils montent. Au tunnel, de nouveau cent mètres sous le col côté Valloire, la sage décision de finir la descente en camping-car a (Merci Saint-Dominique) été prise. Le rangement des vélos et du matériel relevait de l’épreuve de force du fait de la violence du vent et de projections diverses.
L’arrivée en camping-car à Valloire se passait bien. C’est sous la pluie et le froid (7 degrés) qu’un agréable repas était pris ; il faut dire dans le camping-car. A 17 heures, "vin chaud time".
Dominique, après avoir effectué les tâches de départ habituelles et fait pointer les cartes de route, a emprunté le même itinéraire ; c’est bien grâce à lui que la descente a pu être sécurisée.
Ce soir pâtes....... as usual.

Vendredi 15 septembre 2017

Cinquième étape : Valloire - Bourg-Saint-Maurice : 125 kilomètres - 6h08mn - 20,400 - dénivelé 2 350 mètres. Cumul 481 kilomètres - dénivelé 12 219 mètres.

Journée "diversité des ambiances". La préparation des vélos a été effectuée par une température de moins un degré. Cela pouvait faire craindre une montée et une descente pénibles du col du Télégraphe. Il n’en fut rien. Quelques rayons de soleil réchauffaient nos cyclos qui roulaient toutefois prudemment. A Saint-Michel-de-Maurienne, la descente continuait bon train jusqu’à La Chambre. Là, il s’agissait de se découvrir pour se mettre en "mode montée". Le col de La Madeleine fut gravi en deux heures et demie. Les randonneurs avaient connu au titre des ambiances, le froid, la douceur des sous-bois, la circulation conséquente en vallée de Maurienne puis les successifs panoramas splendides de la montée avec en point d’orgue, au col, la vue imprenable sur le Mont-Blanc.
La descente, quant à elle, fut grisante mais longue, longue. A la Léchère, les cyclos commencent à suivre le cours de l’Isère qu’ils ne quitteront plus. Les ambiances se succèdent à nouveau : usines chimiques qui contrastent avec des villages typiques, route à quatre voies avec piste cyclable mais une circulation dense, (surtout sous le tunnel de 1 600 mètres de long - impressionnant -). Les 20 derniers kilomètres seront parcourus sur une piste cyclable remontant l’Isère dans une ambiance bucolique.
A l’arrivée, la satisfaction était de mise après une belle étape.
Le cher surintendant, quant à lui, a passé une journée promenade sur de belles routes contournant les massifs par Albertville afin de joindre Bourg-Saint-Maurice.
Ce soir, pâtes...... saumon au four, tomates cerises et fenouil.

Samedi 16 septembre 2017

Sixième étape : Bourg-Saint-Maurice - Saint-Jean-de-Sixt : 97 kilomètres - 5h47mn - 16,620 - dénivelé 2 991 mètres. Cumul 578 kilomètres - dénivelé 15 110 mètres.

Cette étape peut être placée sous le signe du froid (température comprise entre un et quatorze degrés au mieux, sans parler des températures ressenties). Habillages et déshabillages n’ont cessé de se succéder. Au départ, la portion sans dénivelé a duré au moins cinq cents mètres et ce fut aussitôt le début de l’ascension du Cormet de Roselend . Au col, subsistaient quelques traces de neige sur les bas-côtés. Les monts environnants étaient couverts d’une belle couche de poudreuse. Que dire de la descente sinon qu’elle fut homérique et frigorifiante.
A Beaufort, point de fromage mais du pointage... des cartes de route. De nouveau, la portion plane pour rejoindre le pied du col, le col des Saisies , n’était pas considérable et la deuxième ascension débutait sous quelques rayons de soleil revigorants. Même si les pourcentages n’apparaissent pas élevés, la montée ne fut pas si aisée, notamment l’arrivée dans le village.
Les deux cyclos furent bien heureux de s’asseoir ailleurs que sur leur vélo. De la chaleur, de l’accueil, une bonne table et une sacrée salade. C’est ainsi réconfortés qu’ils retrouvèrent leur monture pour entamer une deuxième descente presque aussi glaciale que la précédente, direction Flumet. Dans le bas, il s’agissait d’appuyer à nouveau sur les pédales pour attaquer le dernier col de la journée : le col des Aravis . La configuration de celui-ci faisait que nos deux adhérents devaient se vêtir et se dévêtir à plusieurs reprises. Le col était tout de même atteint sous une petite pluie fine. Il ne leur restait plus qu’à rejoindre La Clusaz, puis Saint-Jean-de-Sixt où une dernière côte à 14% les attendait pour accéder au camping. Evidemment, Dominique était là. Il avait déjà offert à la gérante du camping le petit rosier jaune que la dream team avait décidé de lui offrir. "Pourquoi ?, êtes vous en train de vous demander.... Celle-ci prend sa retraite lundi.
Aujourd’hui encore, Dominique s’est promené sur des routes moins malaisées que celles empruntées par ses deux compères. Il avait, comme à l’accoutumée, tout préparé. Ce soir, bonne nouvelle, pâtes.....

Dimanche 17 septembre 2017

Septième étape : Saint-Jean-de-Sixt - Thonon-les-Bains : 93 kilomètres - 4h35mn - 20,200 - dénivelé 1 591 mètres. Cumul 671 kilomètres - dénivelé 16 701 mètres.

L’atmosphère s’est quelque peu réchauffée en ce dimanche matin, jour de la dernière étape à destination du Lac Léman. Le parcours commençait par une belle descente jusqu’au Grand-Bornand où débutait la première ascension qu’est celle du col de la Colombière . Celui-ci offre un décor de carte postale avec vues de pâtures et de chalets typiques savoyards. Photos rituelles au col puis descente vers Cluses avec une halte au niveau du Reposoir afin de photographier le monastère des moines chartreux.
La descente qui continuait jusqu’à Cluses était suivie de la montée du col de Châtillon , puis de la descente vers Taninges. Un dernier effort était demandé aux cyclos car il fallait rejoindre Les Gets par une magnifique route à la montée très régulière. Petit casse-croûte en extérieur aux Gets (quiche lorraine, quiche tartiflette et tarte au citron meringuée). Dès lors, il ne restait plus qu’à rejoindre Thonon-les-Bains distante de 30 kilomètres par une route toujours orientée à la descente, ce qui fut fait assez rapidement. L’arrivée devant l’Office de Tourisme marquait la fin de l’aventure avec une dernière photo de la plaque identifiant le GR5 Traversée des Alpes.
Dominique a évité le col de la Colombière et a rejoint Thonon-les-Bains en empruntant les grands axes dont un longe la Suisse. Allez savoir pourquoi !!!!. Il a également effectué une sortie de quatre kilomètres en vélo. Bravo.
Ce soir coquillettes, tomates, crabe et et thon, ça change...... et Champagne !!!

Cette aventure réussie appartient désormais au passé ; elle est et restera une source de joie.

Dominique, Patrick, Patrick

THE END


Commentaires

Logo de beatrice holvoet
dimanche 17 septembre 2017 à 20h01 - par  beatrice holvoet

Bravo pour ce périple. Belle équipe !!!
Bises

Météo

La Membrolle-sur-Choisille, 37, France

Conditions météo à 17h30
par weather.com®

7°C


  • Vent : 9 km/h - nord
  • Pression : 1015.9 mbar
Prévisions >>

Prévisions du 18 décembre
par weather.com®

Max
Min


  • Vent
  • Risque de précip.
<< Conditions  |  Prévisions >>

Prévisions du 19 décembre
par weather.com®

Max
Min


  • Vent
  • Risque de précip.
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 20 décembre
par weather.com®

Max
Min


  • Vent
  • Risque de précip.
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 21 décembre
par weather.com®

Max
Min


  • Vent
  • Risque de précip.
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 22 décembre
par weather.com®

Max
Min


  • Vent
  • Risque de précip.
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 23 décembre
par weather.com®

Max
Min


  • Vent
  • Risque de précip.
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 24 décembre
par weather.com®

Max
Min


  • Vent
  • Risque de précip.
<< Prévisions